A toutes celles et ceux qui n’ont pas encore desespere de ce blog, nous sommes de retour, mais cette fois pour de bon. Faites-nous part de vos pensees, ras-le-bol et autres. Nous sommes la pour ca!
En 2007, trois fois plus de personnes que l’an passé ont été arrêtées pour avoir soulevé des questions d’ordre politique. Plus de la moitié de ces cas ont eu lieu en Chine, Égypte et Iran.
Les blogueurs écroués pourraient par ailleurs voir leur nombre augmenter, puisque de prochaines élections, qui auront lieu en Chine, au Pakistan, et même celles des USA pourraient mener à d’autres exercices de censure.
D’autant qu’en période « d’incertitude politique », les arrestations augmentent et les coupables passent alors en moyenne 15 mois derrière les barreaux, quand la peine la plus longue recensée fut de 8 ans. D’autre part, il est difficile d’estimer au plus juste le nombre de personnes arrêtées et les chiffres pourraient être revus clairement à la hausse.
Dans le même temps, on estime que 30 pays imposent des restrictions techniques pour limiter les activités des internautes en ligne. Et, sombre prédiction, la popularité des blogs conduira immanquablement à un plus grand nombre d’incarcérations l’an prochain…
Après quatre mois d’emprisonnement, Fouad Al-Farham, 33 ans, a été relâché. Ce blogueur parmi les plus populaires de l’Arabie saoudite avait été incarcéré sans autre forme de procès le 10 décembre dernier [2007, NDLR] . À ce moment, le ministère de l’Intérieur avait juste déclaré que les violations commises n’étaient pas liées à la sécurité de l’État.
Farham avait en effet recours à son blog pour écorcher la corruption et appeler à une réforme politique au sein de la Monarchie absolue. Ce passage en prison fut « une expérience unique », commente-t-il. « Convenablement traité », il ajoute seulement qu’il reprendra son activité prochainement. Aucun commentaire non plus de la part des autorités.

En février dernier, plus de 200 manifestants s’étaient rassemblés devant l’ambassade de l’Arabie saoudite à Washington. Alors que des sympathisants avaient tenté de maintenir le blog, et lancé le site Free Fouad, les autorités le firent bloquer. Pourtant, si avant l’accession du roi Abdallah au pouvoir la liberté d’expression était plus que limitée, la situation semble aujourd’hui évoluer. Le cas de Farham avait cependant servi dans le rapport de Human Rights Watch, qui avait par là même condamné le système judiciaire du pays, pointant du doigt ce genre d’arrestation arbitraire.
Farham avance sur le net à visage découvert, et signe ses articles de son vrai nom contrairement à plusieurs autres blogueurs. Son arrestation avait quelque peu refroidi la communauté des blogueurs saoudiens, mais avait surtout participé à une prise de conscience du pouvoir que leur confèrent ces sites. Et des responsabilités qui en découlent…
Source : PcImpact, article rédigé par Nicolas G., le 28 avril
Photo : Monica Bellucci par Bettina Reims – 100 photos pour la liberté de la presse, RSF
La blogosphère est-elle en danger ? Si pour l’instant, il n’y a pas péril en la demeure, les blogueurs devraient néanmoins se pencher sur un article du magazine bulgare Kapital, et traduit par Courrier International. D’après cet article, le Parlement européen « considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression ».
Pour le bien des blogueurs
Une nouvelle peu enthousiasmante à l’heure où, en France (et ailleurs), le filtrage et la surveillance des contenus sont sur toutes les lèvres. Cet encadrement des blogs, initié suite à un récent rapport de la députée estonienne Marianne Mikko, se ferait via une sorte de labellisation des blogs, ceci grâce à un « indice de qualité, pour qu’il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison », peut-on lire dans le rapport en question.
Une labellisation des blogs, qui n’est pas sans rappeler celle de la presse en ligne dont nous vous parlions l’année dernière, ou encore la future création par Michèle Alliot-Marie d’une Commission de déontologie du Net.
Certains blogs polluent le cyberespace
« Jusqu’à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses. »
Si « jusqu’à présent, nous n’avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace », a ainsi rédigé la députée estonienne, certainement la future égérie des blogueurs.
Blogueurs, arrêtez de donner votre opinion
Marianne Mikko n’est cependant pas la seule en Europe à se poser des questions au sujet des blogs. Selon Kapital, l’eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis a ainsi déclaré : « les blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants », mais « les blogs sont aujourd’hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace ».
De là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias (TV, radio, presse papier), et que cela gêne certains eurodéputés, il y a un pas que nous ne franchirons pas.
Nil Sanyas, article repris dans Yahoo! Actualités
Les blogs c’est bien! Les blogs ça permet tout et n’importe quoi, mais surtout du bien. Et beaucoup. Les blogs ça impose le franc-parler. Les blogs ça autorise l’ironie… En témoigne le post intitulé La lumière au bout du tunnel, mis en ligne ce dimanche par un internaute…
Si vous me le permettez maintenant, rions un peu…
La société de construction du Hezb Jihad El Bina restaure aussi le centre-ville, en peignant notamment les lignes de signalisation au sol en… jaune.
Focus sur un article bien ficelé d’un journaliste-bloggeur.
Un article, piqué à LM, qui j’espère ne m’en voudra pas…
“«Tout est prêt, même les lits sont faits. » Les préparatifs vont bon train au palais de Baabda, sans locataire depuis six mois, pour accueillir dimanche le nouveau président, rapporte l’AFP.
« L’aile présidentielle était fermée, ses lumières éteintes, il faisait sombre. Maintenant, il fait jour à nouveau, la vie est revenue », confie Rafic Chlala, le porte-parole de la présidence. « Le drapeau national flottera à nouveau sur le palais avec l’arrivée du président et la fontaine recommencera à jaillir », ajoute-t-il.
L’aile présidentielle du palais était fermée depuis le départ sans successeur du général Émile Lahoud, le 23 novembre dernier.
À l’image du Liban, le palais présidentiel revit ainsi à l’approche de l’élection.
Les jardiniers tondent la pelouse verte où tous les chefs d’État étrangers en visite à Baabda plantent traditionnellement un cèdre, l’emblème national, à l’issue de leur rencontre avec le président.
Des employés lavent les vitres frappées elles aussi du cèdre, et les lustres de cristal immaculés brillent de mille feux.
Des équipes de télévision profitent des dernières heures avant l’arrivée du maître de maison pour filmer à leur aise, ou s’asseoir sur les fauteuils des invités de marque. Nul ne s’assoit sur le fauteuil du président.
Les téléphones portables des 84 employés du palais ne cessent de résonner dans les salles de marbre blanc luisant où se tiennent des statues gréco-romaines en marbre et où de superbes mosaïques byzantines, excavées dans les jardins du palais,ornent les murs.
« Les appartements privés attendent le président et sa famille. Ils comptent vingt chambres, cuisines et salles de bains. Le tout a été décoré à nouveau du temps de Lahoud par des architectes libanais en un style simple, élégant et accueillant », indique un responsable du bureau de presse présidentiel, Naji Kozaïly.
« Dans le jardin privé, le président Amine Gemayel avait aménagé une petite piscine où M. Lahoud s’adonnait à son sport préféré. Je ne sais si le général Sleimane aime la natation », ajoute M. Kozaïly, en service au palais depuis 2002.
Le palais est resté sans locataire plusieurs fois.
« La construction de Baabda a été lancée sous le président Camille Chamoun (1952-1958), mais il n’a été habité que durant la dernière année de la présidence de Charles Hélou (1964-1970), qui lui préférait un palais dans le quartier de Sin el-Fil, plus proche du centre-ville », raconte M. Chlala.
En 1976, Sleimane Frangié est obligé de fuir Baabda, lourdement bombardé par les Palestiniens lors de la première phase de la guerre civile libanaise, et en 1990, il est abandonné par le général Michel Aoun, alors chef du gouvernement intérimaire.
« Le général Sleimane sera le quatrième président à ne pas être accueilli par son prédécesseur, après Camille Chamoun, Élias Hraoui et René Moawad », souligne M. Kozaïly.”
J’en profite pour saluer le blog News-Lab, modéré par des femmes journalistes (dont LM) d’origines et de cultures différentes : libanaise, française, anglaise, portugaise, algérienne, égyptienne, turque… Ce laboratoire de matière grise est un bel exemple de dialogue interculturel et d’engagement au féminin.
Global Voices Online reprend les points de vue des bloggeurs libanais alors que les concertations interlibanaises prenaient place a Doha.